Ce qui explique vraiment la hausse actuelle d’ethereum

1 mars 2026

Une nuit en 2009, quand je traînais sur Internet, je suis tombé sur le site bitcoin.org. Fasciné, j’ai demandé à mon colocataire s’il connaissait cette nouvelle monnaie. Il a répondu : « Oh oui, il est habitué à la mienne pour obtenir plus de bitcoin. » Une réponse sous forme de tautologie, couplée à quelques tutoriels incompréhensibles, m’a rapidement découragé et je suis allé à autre chose. Cinq ans plus tard, en 2013, un jeune norvégien a annoncé qu’il avait vendu l’ €20 bitcoin qu’il a acheté en 2009 pour plus de €600.000. Je dois dire que je me suis mordu les doigts parce que je n’ai pas enquêté sur la question plus loin…

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Nous voilà en 2017, face à une autre déferlante numérique. Ether, ou Ethereum, pour nommer l’architecture qui le propulse, vient tout juste de pulvériser les compteurs, avec une envolée de 3000% depuis le début de l’année. Aux commandes, Vitalik Buterin, prodige russo-canadien qui, à 18 ans, a posé les bases de ce qui pourrait bien transformer radicalement notre façon d’échanger de la valeur en ligne.

Ether ne singe pas bitcoin. Là où son grand frère se rêvait en rival du dollar, la jeune devise s’affirme en outil pour signer des accords impossible à falsifier. Pourquoi s’y intéresser ? Sur Internet, tout marche à coup de contrats, même les plus banals. Réserver un trajet sur une application de VTC, c’est déjà acter un engagement, validé par un clic sur « Commander ». Mais chaque transaction finit dans les serveurs d’une société qui, en retour, prélève son dû, et engraisse ses actionnaires. Avec Ethereum, plus besoin de centre de contrôle : la validation se fait grâce à un réseau éparpillé sur des milliers d’ordinateurs. Cette décentralisation, c’est la promesse de la blockchain. Et soudain, on entrevoit un monde où l’arbitre disparaît, où l’on cesse de reverser 20% de sa course à une plateforme, où le conducteur touche l’intégralité de la somme.

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Pour acquérir des éthers, rien de plus simple en apparence : il suffit de se rendre sur l’une des nombreuses places de marché en ligne. Mais le paysage regorge aussi de subtilités. L’« exploitation minière », par exemple, permet de gagner des éthers en prêtant la puissance de calcul de son ordinateur au réseau. Autre facette à connaître : l’Ether sert aussi de levier au financement participatif, ces fameuses ICO ou Initial Coin Offerings, pour des startups qui misent sur cette technologie. Si demain Ethereum devient l’ossature du web, miser aujourd’hui sur le « Google » de cet écosystème pourrait s’avérer payant.

Mon propre déclic a eu lieu un après-midi de juin. J’ai voulu comprendre, tester, expérimenter. Premier réflexe : se tourner vers un bureau de change. Mon choix s’est porté sur Coinbase, réputé et doté de frais relativement contenus (3%). D’autres plateformes existent, mais aucune n’échappe totalement au risque. L’affaire Mt. Gox reste dans toutes les mémoires : en 2014, cette place centrale du bitcoin, qui absorbait alors 70% des échanges mondiaux, disparaît en laissant derrière elle un trou béant, l’équivalent d’un demi-milliard d’euros envolé. Ethereum aussi a trébuché : dès ses débuts, une faille a permis à un pirate de dérober 60 millions d’euros. Leçon à retenir : pour sécuriser ses avoirs, mieux vaut ne pas laisser ses fonds sur une plateforme, mais les transférer sur un portefeuille matériel, sorte de clé USB ultra-sécurisée.

Avant de pouvoir posséder des éthers, il faut franchir quelques étapes. J’ouvre un compte sur Coinbase. L’interface se révèle limpide, la sécurité omniprésente. Un code reçu par SMS, une photo de ma pièce d’identité à fournir. On imagine souvent le secteur des cryptos comme un Far West anonyme, mais la réalité est toute autre : chaque transaction apparaît au grand jour sur la blockchain, et la législation impose désormais aux plateformes de connaître l’identité de leurs clients. Certains utilisateurs rusent, évidemment, mais le contrôle s’est considérablement renforcé. Après quelques bugs, une mise à jour récalcitrante et un détour par ma banque, me voilà prêt. Je clique, fébrile, sur « acheter un éther » : 325 euros s’affichent, bien loin des tarifs d’il y a quelques mois à peine. Dans la sphère crypto, on bruisse déjà du « Flippening », ce moment où l’ether dépasserait le bitcoin en valeur. Aujourd’hui, le bitcoin tutoie les 3000 euros pièce. Certains y voient l’occasion de décupler leur mise.

Reste que la réalité ne se laisse pas dompter si facilement. À peine mon premier éther acquis, sa valeur commence à glisser. En moins d’une heure, il passe sous la barre des 300 euros. Même le bitcoin dévisse. Je me rue sur les médias : nouveau scandale ? Rien d’inhabituel, le monde des cryptomonnaies ne s’offre guère de répit. La semaine précédente, Vladimir Poutine rencontrait Vitalik Buterin, après des rumeurs de bulle venues de Corée. Il faut l’accepter : à moins d’être passionné ou spéculateur aguerri, mieux vaut ne pas miser toutes ses économies sur ces actifs dont le prix ne tient jamais en place. Plus le risque est élevé, plus le gain possible l’est aussi… ou pas. Mais derrière cette volatilité, une conviction demeure : ce fragment de monnaie que j’ai acquis, si cher payé, pourrait bien participer à façonner une économie plus équilibrée, un web moins inégal. Au fond, la monnaie, c’est d’abord une question de confiance, ou, pour certains, de pari sur l’avenir.

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