Vitesse maximale d’une moto 125 : ce qu’il faut savoir

1 mars 2026

À première vue, la Yamaha MT-125 2020 n’a rien d’un simple lifting. Elle bouscule franchement les codes du précédent millésime, injectant un souffle neuf aussi bien dans l’esthétique que sous le carénage. Nouveau moteur, freins repensés, suspensions retravaillées, tableau de bord inédit : le constructeur japonais ne s’est pas contenté d’un détail cosmétique, mais a réinventé sa petite cylindrée pour l’ancrer dans son époque.

Le sud de l’Espagne, autour de Malaga, a servi de terrain d’essai à ce MT-125 version 2020. Routes urbaines, portion d’autoroute, lacets de montagne étroits : le parcours s’est révélé aussi éclectique qu’exigeant. Entre soleil andalou et bitume parfois glissant, toutes les conditions étaient réunies pour jauger la bête.

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Esthétiquement, la MT-125 s’aligne sur ses grandes sœurs, cultivant une allure qui ne cherche pas la discrétion. Yamaha parie sur une identité forte, rebelle, presque provocante, sans tomber dans l’excès. La filiation avec la gamme « Dark Side of Japan » saute aux yeux : le roadster assume sa différence et vise large, du permis A1 au motard aguerri. Côté technique, le bloc 125 cm3 hérite de solutions éprouvées sur la sportive YZF-R 125, gage de sérieux et d’efficacité.

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Le MT-125 2020 frappe d’abord par sa nervosité et son agilité. Son monocylindre quatre soupapes, refroidi par liquide, ne déborde pas la limite légale de 15 chevaux, mais Yamaha a su tirer profit des marges. Sur ce segment, chaque constructeur doit jongler entre couple à bas régime et allonge dans les tours, quitte à sacrifier l’un pour l’autre. Ici, l’équilibre surprend.

Le secret ? Un système d’admission variable, calqué sur celui de la R 125, qui module le profil des cames selon le régime moteur. Sous 7400 tours, la combustion s’optimise pour fournir du répondant à bas régime. Passée cette barre, le moteur s’étire sans s’essouffler jusqu’à plus de 10 000 tours. Résultat : on profite d’une relance franche en ville et d’une montée en régime dynamique sur route.

Le monocylindre du MT-125 s’affirme à tous les niveaux : souple à bas régime, pêchu à l’approche de la zone rouge. La catégorie 125 évolue, en particulier en Suisse où l’accès se fait dès 16 ans à partir de janvier 2020. Ce contexte promet une concurrence acérée et Yamaha n’a pas l’intention de rester spectateur.

Le style radical du MT-125 ne laisse pas indifférent. On aime ou on déteste, mais on ne l’ignore pas. Sur la route ou à l’arrêt, la silhouette intrigue, la face avant composée de trois optiques attire le regard. La légèreté reste un atout : 140 kilos tous pleins faits, ce qui la place parmi les plus maniables de sa catégorie, juste derrière la Honda CB 125 R côté poids, tandis que la KTM 125 Duke et la Kawasaki Z 125 affichent des valeurs proches ou supérieures.

La selle, plus haute que celle de la MT-03, permet à la plupart des gabarits de poser aisément les pieds au sol avec ses 810 mm. Les manœuvres à l’arrêt se font sans effort et le rayon de braquage compact offre un vrai confort en ville. En circulation urbaine, la MT-125 reste docile et accessible, loin de l’image parfois réductrice de la 125 pour débutants.

Une fois lancé, le MT-125 dévoile son vrai tempérament. L’échappement délivre une sonorité agréable, perceptible dès l’ouverture des gaz, sans jamais tomber dans l’excès. Même à vitesse soutenue, le moteur conserve suffisamment de coffre ; quelques vibrations apparaissent autour du milieu du compte-tours, perceptibles surtout sur la selle, mais rien de rédhibitoire.

L’échappement distille un grondement plaisant, surtout sur les bas régimes. En jouant habilement de l’embrayage, on s’extrait facilement du trafic ou d’un feu rouge. La boîte se montre précise, l’embrayage anti-dribble sécurise les rétrogradages appuyés. Sur voie rapide, la MT-125 tient le 120 km/h sans s’essouffler, même si la vitesse de pointe varie légèrement d’un exemplaire à l’autre, phénomène classique sur des pré-séries de test. Quant à la protection contre le vent, elle reste symbolique, mais sur ce type de machine et à ces vitesses, personne ne s’en plaindra vraiment.

En ville, l’agilité fait mouche. La MT-125 se faufile entre les voitures, répond au doigt et à l’œil. Le freinage avant, doté d’un maître-cylindre radial, offre mordant et progressivité. L’ABS s’active discrètement, signalant juste sa présence par de légères pulsations dans les leviers. Les suspensions encaissent plutôt bien les irrégularités urbaines, même si l’arrière paraît un peu ferme lors de passages sur de gros défauts de la chaussée.

Le frein avant du MT-125 2020 inspire confiance, combinant puissance et dosage précis.

Sur petites routes sinueuses, la Yamaha fait preuve d’une stabilité rassurante. Elle enchaîne les virages serrés sans broncher, reste neutre et facile à placer, sans jamais donner l’impression d’être dépassée. Les découpes du réservoir facilitent le maintien, et les pneus Michelin Pilot Street collent bien au bitume, ce qui n’était pas toujours le cas sur le modèle supérieur. La légèreté de l’ensemble joue ici un rôle déterminant.

La position de conduite, légèrement sur l’avant avec un guidon assez haut, donne au MT-125 un petit air de supermotard. Un choix judicieux, qui renforce le plaisir de conduite.

La selle, même si elle n’est pas d’un moelleux absolu, autorise de bouger aisément. Yamaha insiste sur la nouvelle assise passager, plus large et mieux dessinée, et sur la position des repose-pieds arrière, bien placés. Sur ce point, rien à redire. Mais il faudra tout de même une bonne dose de motivation pour avaler plus de quelques dizaines de kilomètres à deux sur cette selle, que ce soit sur la version 2019 ou 2020. L’ajustement de la précontrainte de l’amortisseur arrière se fait avec un peu d’astuce et l’outil adapté, mais on appréciera la présence de petites boucles métalliques pour arrimer un sac ou des bagages, un détail qui disparaît souvent aujourd’hui.

Le réservoir affiche 10 litres et la consommation, oscillant entre 2,8 et 4 litres aux 100 selon le rythme, autorise près de 400 km d’autonomie. De quoi envisager de longues balades sans stress.

Le tableau de bord digital, entièrement revu, propose un affichage blanc sur fond noir. Les informations clés restent lisibles, à l’exception de quelques petits caractères qui souffrent d’un reflet au soleil. Deux boutons sous l’écran permettent de naviguer dans les menus, même si leur accessibilité laisse à désirer. Pas de témoin de point mort centralisé pour la chaîne, une fonction qui manque parfois à l’usage.

À un peu plus de 5 500 francs, la MT-125 2020 se positionne habilement face à la concurrence. Elle mise sur son moteur vif, son design audacieux et un freinage efficace pour séduire. Certains pointeront l’absence de connectivité ou d’écran couleur, voire le manque de réglages sur les leviers, mais rien qui ne vienne ternir le plaisir de la conduite.

Enfin, Yamaha lorgne vers une génération connectée, s’associant à Ride pour proposer des jeux vidéo de moto. Qui sait, bientôt, le MT-125 s’invitera peut-être jusque sur nos écrans, prêt à défier l’asphalte virtuel, et réel.

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