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L’image de Megan Rexazin par PixaBay s’affiche, et la réflexion sur l’argent s’invite aussitôt. On ne le dira jamais assez : l’argent façonne les trajectoires, mais il ne définit pas tout.
« L’argent est un serviteur ou un maître. » Difficile de mieux résumer la dualité qui l’entoure. Pour P.J. Toulet, il devient une troisième main, un prolongement, ni bon ni mauvais. Alain va plus loin : « L’argent va à ceux qui l’honorent. » Là où certains voient une simple monnaie, d’autres y perçoivent une énergie, presque une croyance.
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Un proverbe marocain souligne que prêter de l’argent, c’est risquer l’amitié ou la monnaie. À l’opposé, un dicton québécois rappelle que les meilleures choses ne coûtent rien. Jules Renard, quant à lui, se méfie : « L’argent est un très mauvais conseiller. » Benjamin Franklin, pragmatique, n’y voit qu’un outil : « Le seul intérêt pour l’argent est son travail. »
La Bible, dans Luc 16:13, met en garde : nul ne peut servir deux maîtres. Pierre Rabhi, lui, ramène l’argent à sa juste place : un moyen, jamais une finalité.
Des penseurs, des moralistes, des écrivains : tous ont croisé la route de l’argent, et chacun y va de son aphorisme. La Fontaine parle de la « perdante » qui veut tout gagner et finit par tout perdre. Publiussyrus constate que l’or irrite la soif d’or sans jamais l’étancher. Nietzsche rappelle que « tout ce qui a son prix a peu de valeur ».
Jules Renard conseille : si l’argent ne rend pas heureux, mieux vaut s’en passer. Louis Vigée célèbre ses biens dont il peut se passer. Et ce proverbe français si connu : « On ne peut pas avoir l’argent au beurre et au beurre. » Shakespeare, dans Othello, dédramatise la perte d’un sac : ce n’est rien face à d’autres valeurs.
Jules de Goncourt glisse que l’argent ne vaut pas le bon sens. Confucius, lui, note que « quand les riches deviennent minces, les pauvres se nourrissent ». Un proverbe français admet que l’argent ne fait pas le bonheur, mais ça aide. Paul Leautaud met le doigt sur une vérité crue : « L’argent n’a pas d’odeur, mais la pauvreté en a une. »
Bouddha avertit : de la cupidité naissent tristesse et peur. Un proverbe chinois ironise sur les riches : ils manquent souvent du principal. Et lorsque l’argent limite l’intelligence, même les plus fortunés prennent peur.
Mazouz Hacene dénonce le revers de la médaille : l’argent ouvre les portes du vice, ferme celles de la vertu. Pierre Perret, lui, rappelle que l’argent file vite dès qu’il s’agit de dépenses collectives. Jean-François Kahn différencie l’argent bien gagné de celui qui ne mérite que le mépris. Auguste Commerson, dans une formule lapidaire, souligne que l’amour sans argent n’a pas de semelle.
George Bernard Shaw, quant à lui, estime que l’argent ne vaut rien à qui en a déjà trop. Michel Defawes inverse les rôles : chez l’homme équilibré, l’argent est esclave. Francis Bacon compare l’argent à un engrais : inutile s’il n’est pas bien utilisé.
Saint-Marc interroge : à quoi sert de tout gagner si l’on y perd sa vie ? Oscar Wilde note que beaucoup connaissent le prix de tout, mais la valeur de rien. Andrew Carnegie dénonce la pauvreté des vies centrées uniquement sur l’argent.
Gilbert Cesbron constate qu’aujourd’hui, c’est souvent l’argent qui décide de la liberté accordée. Jules Renard met en garde : inutile de jalouser ou de mépriser les riches. Pseudo-Phocylide conseille de se contenter de ce que l’on a et de ne pas convoiter ce qui ne nous appartient pas.
Youcef Nemmar note que l’argent cache plus de conflits qu’il n’en règle. Bob Dylan aspire à un monde où la valeur d’une chose ne serait plus dictée par son prix. Guy de Rothschild affirme qu’on peut gagner de l’argent sans jamais salir son honneur.
Paul Carvel alerte : l’appât de l’argent, comme celui du pouvoir, finit toujours par coûter la dignité. Kin Hubbard tranche : seuls les problèmes d’argent se règlent avec de l’argent. Marcel Jouhandeau voit dans la cupidité la racine de bien des défauts (et quelques vertus). Tristan Bernard ironise : passé un certain seuil, même l’argent finit par sentir mauvais.
Nicolas de Chamfort distingue le vrai honnête homme de celui qui méprise l’argent. M.D. Birmingham estime que l’amour de l’argent est la racine de tous les maux. Christophe André propose deux voies pour être riche : multiplier l’argent ou réduire ses besoins.
Jean-Paul Sartre, dans une formule cinglante, juge que la cupidité et le racisme sont des baumes pour soigner des blessures intimes. A.J. Reb Materila pointe le paradoxe : sacrifier la santé pour gagner de l’argent, puis dépenser sa fortune à vouloir la retrouver.
Hésiode invite à savourer le présent, car avoir besoin de ce qui est ailleurs rend malheureux. La Rochefoucauld compare fortune et lumière : chacune révèle vertus et vices.
Dominique Devillepin rappelle que l’argent n’a de valeur que parce qu’on la lui donne. Gustave Le Bon affirme que les avares sont les plus faciles à manipuler, car on connaît leur corde sensible. Et ce n’est pas la quantité d’argent qui importe, mais la façon dont on sait être heureux.
La Bible (Prov 1,19) avertit : la cupidité cause la perte de ceux qui s’y abandonnent. Un proverbe chinois remarque qu’aucun métal n’est trop dur pour le feu, ni affaire trop mauvaise pour ne pas tenter d’être sauvée par l’argent. Saint François de Sales préfère une conscience pure à un corps rassasié.
Benjamin Franklin, lucide, affirme que celui qui pense que l’argent peut tout faire finira par tout faire pour de l’argent. Balzac voit la prospérité comme une ivresse à laquelle seuls les forts résistent. Jean-Jacques Rousseau nuance : l’argent que l’on possède libère, celui que l’on convoite enchaîne.
Georges Feydeau s’interroge : pourquoi les riches semblent-ils si nerveux si l’argent fait le bonheur ? La famille, selon un trait d’humour, c’est un groupe uni par le sang, brouillé par les questions d’argent.
La meilleure façon de perdre son autonomie ? Dépenser ce que l’on n’a pas. Confucius différencie l’homme supérieur, guidé par la justice, de l’homme vulgaire, guidé par le profit. Gandhi constate : la terre offre assez pour tous les besoins, pas pour toutes les avidités.
La quête effrénée de l’argent peut vite devenir une fuite en avant, où le bonheur s’efface. On ne s’en rend compte qu’après coup, souvent trop tard.
Aristote Onassis confesse que, passé un certain point, l’argent ne signifie plus rien : seule la partie compte. Henri Jeanson, avec sa verve, préfère toucher l’argent que du bois, même si l’un et l’autre portent leur lot de superstitions.
L’argent permet d’améliorer la vie, mais il ne doit jamais devenir notre soleil. Sacha Guitry, mordant, ne croit qu’à ceux qui pensent aussi aux autres. Nietzsche prévient : la richesse sans esprit se transforme vite en menace.
Mazouz Hacene décrit l’argent comme un stress permanent : peur d’en manquer, puis peur de le perdre. Claude Lelouch distingue : les cadeaux parlent d’amour, l’argent n’est qu’un réconfort illusoire.
Jules Vallès, dans « L’Insurgé », dénonce un capitalisme qui ne tient debout que grâce à l’huile humaine. Leo Tolstoï voit dans l’argent un esclavage moderne, impersonnel. André Birabeau, pince-sans-rire, imagine l’avare choisissant les mots les plus longs pour rentabiliser son télégramme.
Charles Caleb Colton observe : les plus pauvres n’échangeraient leur santé contre tout l’or du monde, alors que les plus riches donneraient tout pour la récupérer. Abbé D’Ailly rappelle que l’or et l’argent ne sont que des moyens, jamais des biens en soi.
Jim Rohn place le temps au-dessus de l’argent : on peut regagner de l’argent, pas une minute. Trinummus rappelle qu’en réclamant un prêt, on risque de perdre un ami. Et à force de vouloir régner par la justice, notre époque a fini par laisser l’argent tout dominer.
Marian Wright Edelman conseille : ne travaillez jamais uniquement pour l’argent. Ce n’est pas lui qui apaise l’âme ou permet de dormir tranquille. Lorsqu’il devient une fin, l’argent corrompt et déshumanise.
Celui qui s’échine pour accumuler plus qu’il ne lui faut court après un mirage. Pierre-Jean Vaillard résume avec humour : l’argent ne fait pas le bonheur, mais il permet au moins de choisir sa misère.
Parfois, à force de s’enrichir, on se découvre plus pauvre qu’avant. Trinley Thayé Dorjé le formule ainsi : « Nous devenons plus pauvres quand nous regardons sous un angle différent. » Roswell Dwright Hitchcock compare l’argent dépensé pour soi à une corde, et celui partagé à des ailes.
Omraam Mikhael Aivanhov nuance : vouloir gagner beaucoup d’argent n’a rien de condamnable, tout dépend du but poursuivi. Nicolas Machiavel analyse le paradoxe : la peur de perdre l’argent déclenche des passions identiques à celles de sa conquête.
Si l’argent aide à faire le bien autour de soi, alors il a une utilité. Sinon, il ne devient qu’une force négative dont il vaut mieux se libérer.
Omraam Mikhaël Aïvanhov insiste sur la redistribution : la véritable richesse n’est jamais faite pour être gardée jalousement, mais pour circuler. Il dénonce une société où l’argent concentre tous les pouvoirs, quitte à sacrifier la liberté.
Albert Camus regrette qu’on sacrifie le bonheur à la quête du gain. Marc Aurèle rappelle que le bonheur exige peu : tout réside dans l’attitude intérieure.
Antoine de Saint-Exupéry, dans ses souvenirs, retient surtout les moments où l’argent n’avait aucune influence. Omraam Mikhaël Aïvanhov distingue deux richesses : celle qui attire vers le fond, et celle qui élève.
François René de Chateaubriand l’admet sans détour : l’argent facilite la vie, mais il ne donne jamais la joie profonde. Pierre Rabhi, lui, s’amuse : on peut posséder yachts et avions, jamais la joie de vivre.
Notre époque sacralise l’argent. On en oublie la nature, la liberté, la part d’humanité. Omraam Mikhael Aivanhov conseille : tant qu’on a de quoi vivre dignement, mieux vaut ne pas en faire l’obsession centrale.
Une anecdote persane illustre la relativité de la richesse : un vieil homme, pieds nus et sans le sou, croise un autre homme sans pieds. Il ne s’est plus jamais plaint. Sœur Emmanuelle va droit au but : la pauvreté allège le cœur, la course à l’accumulation ne mène nulle part.
Joe Dominguez et Vicki Robin rappellent que l’argent, c’est du temps de vie échangé, une énergie non renouvelable. À force de sacrifier sa santé pour le gagner, on finit par y laisser sa vitalité… et peut-être le sens même de sa vie.
On a vu des hommes perdre leur santé à force de vouloir gagner plus, puis dilapider leur fortune pour la retrouver. À trop anticiper l’avenir, on oublie de vivre le présent, et au final, on ne vit ni l’un ni l’autre.
Ce qui compte, c’est l’état intérieur. Entre manque et abondance, la véritable différence, c’est le sentiment de sécurité. Si l’argent manque, c’est la sécurité qui s’effondre, pas seulement le compte en banque.
Stefan Fußan CC
On peut le répéter : l’argent ne fait pas tout. L’avare lui, s’imagine immortel. Les bons comptes, eux, consolident les amitiés. Là où se trouve ce qu’on aime, là est le cœur.
L’obsession du profit rend aveugle. L’argent ne porte ses fruits que lorsqu’il circule, lorsqu’il se partage. Celui qui n’en fait pas un serviteur en sera l’esclave.
Les biens matériels restent ici-bas. Chercher à tout accumuler, c’est risquer de tout perdre. L’argent peut masquer l’essentiel, voiler la vue. Cupidité et sérénité ne cohabitent jamais longtemps.
La vraie richesse se mesure à ce qui subsiste une fois vidé son portefeuille. Économiser pour économiser n’a pas de sens, sauf si cela prépare l’avenir de façon réfléchie.
Aucune somme ne rend heureux si l’on ne l’est pas déjà. L’argent nourrit le corps, mais jamais l’âme. Si l’argent faisait le bonheur, les plus pauvres l’auraient prouvé depuis longtemps.
L’argent procure la liberté, mais l’obsession de l’acquérir nous rend prisonniers. La simple évocation de l’argent tend à nous éloigner des autres, à éroder l’esprit solidaire.
Éduquer un enfant dans le culte du profit, c’est le condamner à l’égoïsme, à l’insatisfaction. L’argent rend heureux ceux qui savent l’utiliser avec discernement. Sinon, il se retourne contre eux.
Vouloir gagner trop sur le dos d’autrui finit toujours par un retour de bâton. Certains thésaurisent comme s’ils allaient vivre éternellement, d’autres se dispersent comme s’ils devaient mourir demain.
Le manque d’argent fait mal, mais son excès aussi. L’argent sans discernement empoisonne l’âme. Comme le pouvoir sans limites, il menace la société.
L’argent n’est qu’un instrument d’échange. S’il disparaissait, on lui trouverait un remplaçant. Les plus grandes joies de la vie restent gratuites : un sourire, un souvenir, un éclat de rire, l’affection des proches.
Pour se sentir riche, mieux vaut compter ce que l’argent ne peut pas acheter. Celui qui fait de l’argent son serviteur possède la vraie force. Au contraire, l’incapacité à gagner sa vie prive de cette fierté.
L’argent peut tout acheter : une maison, pas un foyer ; un lit, pas le sommeil ; une montre, pas le temps ; des diplômes, pas la culture ; des médicaments, pas la santé. À force de vouloir tout acquérir, on finit par manquer l’essentiel.
Voici quelques pistes de réflexion à explorer pour aller plus loin :
- Réflexions sur la satisfaction et l’appréciation de la vie
- Histoire : La gratitude de l’enfant riche
- Maîtrise matérielle
- Équilibre entre spiritualité et matérialisme
- La quête d’un bonheur durable
- Simplifiez votre vie
- Liste des articles sur DASWerk
On court après l’argent comme après un mirage. Mais le seul trésor qui compte, c’est celui qu’on ne peut ni acheter ni vendre : l’intégrité, le bonheur, la paix intérieure. À chacun de choisir ce qu’il place sur l’étagère la plus haute.

