Santé

Arrêts-maladie : le gouvernement préconise un diagnostic

Les indemnités journalières atteignent désormais des montants très élevés. C’est la raison pour laquelle une mission de réflexion a été mise en place. Des propositions devraient d’ailleurs être formulées d’ici quelques mois. Si les employeurs ne parviennent pas toujours à prendre les précautions nécessaires pour démasquer les salariés fraudeurs, le gouvernement compte s’en occuper à sa façon.

Une mission de réflexion sur les arrêts de travail

Il y a quelques mois encore, le gouvernement avait voulu mettre en place un projet qui a fait l’objet de multiples débats. Le patronat s’était même dressé pour ne pas laisser passer cette décision. Il s’agissait de faire payer aux entreprises les indemnités journalières qui sont liées aux arrêts de travail de moins de huit jours. Il faut dire que la hausse du montant des indemnités journalières était limite abusée.

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Néanmoins, cette hypothèse de transfert brutal n’est plus à l’ordre du jour. Même si ce n’est pas pour autant que le dossier sera enterré. Comme l’a annoncé Matignon, une mission de réflexion sur les arrêts de travail sera bientôt lancée. Avec cette démarche, le gouvernement entend maîtriser une source de dépenses très dynamique. Les indemnités journalières ont beaucoup augmenté, et ce, rien qu’en une année (de 2017 à 2018). Les personnes qui cessent de travailleur pour un motif médical doivent bien être vérifiées.

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Des contrôles destinés aux arrêts maladie

Le contrôle d’arrêt maladie a pour but de vérifier les prétextes formulés par les salariés qui ne viennent plus travailler. Ce contrôle peut se faire sous demande de l’employeur, mais aussi de la Sécurité sociale. Le principe est simple. Un médecin sera contacté dans le but de vérifier si l’individu présente des pathologies quelconques. Si au jour du contrôle, aucune pathologie n’est constatée chez le salarié, le versement des indemnités journalières sera interrompu de façon automatique. Le contrôle s’adresse à tous les employés qui soutiennent que leur absence est justifiée par des motifs de santé.

Durant sa maladie, le salarié doit respecter les prescriptions fixées par le médecin. La visite peut se faire au domicile de l’employé. Si ce dernier refuse de se soumettre au contrôle d’arrêt maladie, les indemnités journalières lui seront également retirées. Chaque employeur doit être en mesure d’imposer ce contrôle s’il doute des raisons qui lui ont été fournies. D’ailleurs, le gouvernement ne compte pas rester les bras croisés devant la hausse des indemnités journalières. Si les dirigeants ne réagissent pas, l’État le fera.